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Montée en flèche du chômage, études à distance dans des conditions parfois difficiles, sentiment d’isolement, retour aux tâches domestiques pour les jeunes filles issues de milieux défavorisés : dans un pays où près d'un habitant sur deux a moins de 25 ans, les jeunes paient la crise sanitaire au prix fort.

L’année 2020 avait pourtant bien commencé pour Gaurav : en février, il avait été embauché comme vendeur dans un magasin de sport du quartier de Pul Bangash, dans le Vieux Delhi. Pour ce jeune boxeur amateur qui n’a pas terminé son cursus secondaire, cet emploi constituait un premier pas dans la vie active.

Mais l’épidémie de coronavirus a mis un terme brutal à cette première expérience. « Les transports en commun sont devenus moins fréquents, puis se sont complètement interrompus, raconte le jeune homme de 20 ans. Comme je ne pouvais pas me permettre de payer un taxi tous les jours pour aller travailler, j’ai dû démissionner. » Il n’aurait de toute façon pas pu conserver son emploi en raison du confinement strict imposé dès le 25 mars, qui a paralysé l’économie indienne pendant plus de six mois. Et brisé les rêves d’émancipation d’une partie de la jeunesse.

L’Inde compte l’une des populations les plus jeunes au monde : près d’un Indien sur deux a moins de 25 ans, ce qui représente plus de 600 millions de personnes. Et comme Gaurav, beaucoup éprouvent aujourd’hui des difficultés à entrer sur le marché du travail. Selon les projections réalisées à partir du dernier recensement de 2011, 11,5 % de la population indienne aurait entre 18 et 23 ans, soit 157,7 millions de personnes. Cette main-d’œuvre peu expérimentée est la plus menacée en cas de ralentissement économique.
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📷 Photo : © Sébastien Farcis 👉 Dans le centre de l’association Life Project For Youth de New Delhi, Shabri (assise avec un masque) termine sa formation après plus de neuf mois d’interruption due au confinement.

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